À La Salvetat-Saint-Gilles, le traitement de l'humidité s'organise selon deux profils de bâti bien distincts, du centre-bourg aux lotissements récents. Autour de l'église et des rues anciennes du village, les maisons sont construites en brique ou en pierre, avec des caves basses et des murs épais qui touchent directement le sol. Ce type de construction, fréquent dans les villages de l'ouest toulousain, est particulièrement exposé aux remontées capillaires : l'eau contenue dans le sol imprègne les fondations, puis grimpe dans la maçonnerie par capillarité, jusqu'à faire éclater les enduits et noircir le bas des murs. Dans les lotissements pavillonnaires plus récents, construits en parpaing depuis les années 1980-1990, le problème change de nature. Les remontées capillaires y sont plus rares grâce à la rupture de capillarité posée en fondation, mais la condensation prend le relais : salles de bain mal ventilées, buanderies fermées, VMC sous-dimensionnée pour la surface habitable. Un diagnostic humidité identifie d'abord la cause réelle avant toute intervention, car une peinture anti-humidité posée sur un mur ancien ne fait que masquer temporairement le problème, sans empêcher l'eau de continuer sa migration dans la maçonnerie. Un artisan qui connaît ces deux typologies de bâti sait orienter le traitement : injection de résine hydrophobe pour une maison de village, amélioration de la ventilation pour un pavillon récent. Le diagnostic est offert avant tout devis, quelle que soit la nature de la construction.