Les remontées capillaires touchent particulièrement le bâti ancien de Toulouse, et pour une raison précise : les constructions d'avant les années 1950 n'intègrent généralement aucune rupture de capillarité à la construction, contrairement aux bâtiments plus récents qui en sont pourvus dès l'origine (source : AQC, rapport REX Humidité dans la construction). Sans cette barrière physique ou chimique posée à l'origine, l'eau du sol remonte librement dans la maçonnerie dès que les conditions s'y prêtent.
Le quartier historique toulousain concentre ce type de bâti : autour du Capitole, à Saint-Cyprien ou dans le quartier des Carmes, dominent les maisons de ville et petits immeubles en briques foraines, un matériau poreux par nature qui facilite la migration de l'eau. Ce n'est pas un hasard si les diagnostics humidité menés dans ces quartiers reviennent régulièrement au même constat.
Avant tout traitement, un diagnostic du bâtiment et de son environnement s'impose : hauteur de la nappe, pente du terrain, nature du sol autour des fondations. C'est cette première étape, souvent négligée, qui conditionne la réussite du traitement des remontées capillaires sur le long terme, bien plus que le choix de la résine elle-même.